Phrases

Constatations

Les constatations sont la forme la plus simple de phrases. Elles peuvent ne se construire que d'un mot, ce qui attire l'attention de l'auditeur.

mau! – Un chat !
shava! – (Il) pleut !

Phrases actives

Quand le sujet est un nom ou un pronom

Une phrase est normalement composée d'un sujet et d'un prédicat. Dans les phrases les plus simples, le sujet est un nom ou un pronom et le prédicat est un adjectif ou un nom.

mi bon. – Je vais bien. (= Je suis bon.)
ye nove. – C'est nouveau.
ye Sara. – C'est Sarah.
Sara si bon. – Sarah va bien.
seku si dai. – La pierre est grosse.
meza si nove. – La table est neuve.

The word no is added to form the negative.

mi no bon. – Je ne vais pas bien. (= Je ne suis pas bon.)
ye no nove. – Ce n'est pas nouveau.
ye no Sara. – Ce n'est pas Sarah.

Il est possible d'ajouter le mot si (oui) avant le prédicat dans des phrases affirmatives, selon le style et la praticité. Dans ce cas la structure est similaire à celle des phrases négatives.

Sara si bon. – Sarah va bien.
la seku si dai. – La pierre est grosse.
la meza si nove. – La table est neuve.
la meza no lau. – La table n'est pas vieille.

De plus, deux pronoms personnels peuvent être combinés avec si et no.

mi si ye. – Moi, c'est lui / elle.
mi no tu. – Je ne suis pas toi.

Quand le sujet est un adjectif

La même règle s'applique aussi pour deux adjectifs.

jovan si sundar. – (Être) jeune, c'est beau.
nove no lau. – Neuf, ce n'est pas vieux.

Quand le sujet est un verbe

chanta si bon. – Chanter, c'est bon.

Phrases active

Une phrase active est une phrase dans laquelle le sujet fait une action marquée par le verbe envers l'objet. L'attention se focalise sur le sujet en tant qu'élément actif. L'ordre des mots correct est sujet – verbe – objet (SVO).

Les phrases suivantes utilisent l'ordre des mots de type SVO.

mi yam yo aple. – Je mange des pommes.
mi vide tu. – Je te vois.

Phrases passives

Dans une phrase passive, l'attention se focalise sur le sujet qui reçoit ou subit l'action de manière passive. Donc l'objet de l'action est le sujet de la phrase. Souvent, le complément d'agent n'est pas mentionné du tout.

En pandunia, la voix passive est marquée par le verbe auxiliaire be.

tu be vide. – Tu es vu.e.
muzika be audi. – De la musique est entendue.
pang be baka. – Du pain est cuit.
kupa be parche. – La tasse se brise. (La tasse est brisée.)

L'agent peut être introduit après le verbe à l'aide de la particule da.

tu be vide da me. – Tu es vu.e par moi.

Structure pivot

Structure pivot de base (SVOVO)

Dans une structure pivot, l'ordre des mots est : sujet – verbe 1 – objet 1 – verbe 2 – objet 2.

L'objet 1 possède un double rôle. Il est à la fois l'objet du verbe 1 et du sujet du verbe 2.

mi vol tu yam yo fito. – Je veux tu manges légumes. (Je veux que tu manges des légumes.)

Dans l'exemple ci-dessus, mi vol a pour objet tu. En même temps, tu fonctionne comme le sujet du prédicat suivant : yam yo fito. Donc tu est le pivot de la phrase entière.

Suite de verbes

Il peut y avoir deux ou trois verbes dans une suite, voire davantage, et ils portent tous sur le même sujet.

  1. mi ga do dom. – Je vais à la maison.
  2. mi bil ga do dom. – Je peux aller à la maison.
  3. mi vol bil ga do dom. – Je veux pouvoir aller à la maison.

Omission des pronoms

Dans certains types de structures, les pronoms sont omis pour des raisons de brièveté. C'est particulièrement valable pour l'expression d'ordres et de demandes.

Structure pivot brève (VOVO)

mi sual tu basha pandunia. – Je demande (si) tu parles pandunia.
sual tu basha pandunia? – Est-ce que tu parles pandunia ?

. Short pivot structure (VVO)

mi ching tu lai do dom. – Je te prie de venir à la maison.
ching lai do dom! – S'il te plait viens à la maison ! (Mot à mot : Demande viens maison !)


Conjonctions

Conjonctions de base

  1. e et (connecte deux mots ou phrases semblables)
  2. o ou (connecte deux mots ou phrases alternatifs)
  3. a mais (introduit un mot ou une phrase qui vient en contraste ou en contradiction du mot ou de la phrase précédents)

mi suka mau e vaf. – J'aime les chats et les chiens.
mi suka mau o vaf. – J'aime les chats ou les chiens.
mi suka mau a no vaf. – J'aime les chats mais pas les chiens.


Particules

Affirmation et négation

Particule affirmative

La particule ya est affirmative et la particule no est négative. ya affirme l'existence de quelque chose, tandis que no la nie.

Une expression est affirmative par défaut, donc le mot ya n'est pas toujours nécessaire.

mi si jen. – Je suis une personne.
ye ya si nove meza. – C'est une nouvelle table.

Particule négative

La négation de phrases telles que ci-dessus s'exprime simplement par no.

mi no si jen. – Je ne suis pas une personne.
ye no si nove meza. – Ce n'est pas une nouvelle table.

Le mot no sert à marquer la négation de n'importe quel élément dans la phrase. Il affecte toujours le mot qui le suit. Le sens de la phrase change donc selon l'emplacement du no.

mi vide tu. – Je te vois.
mi no vide tu. – Je ne te vois pas.
mi vide no tu a yemon. – Ce n'est pas toi que je vois, mais eux.

mi ching tu safa la kamar. – Je te demande de nettoyer la chambre.
mi no ching tu safa la kamar. – Je NE demande PAS à toi de nettoyer la chambre.
mi ching tu no safa la kamar. – Je te demande de NE PAS nettoyer la chambre.

Les particules si et no sont également utilisées pour répondre aux questions.

sual tu vide mi? – Est-ce que tu me voies ?
ya. (mi ya vide tu.) – Oui. (Je te vois bien.)
no. (mi no vide tu.) – Non. (Je ne te vois pas.)

On répond aux phrases interro-négatives de façon à ce que ya et no s'appliquent au verbe, et non pas à la question entière.

sual tu no vide mi? – Ne me vois-tu pas ?
ya. (mi ya vide tu.) – Si. (Je te vois bien.)
no. (mi no vide tu.) – Non. (Je ne te vois pas.)

Particules modificatrices

Les particules di et da servent à relier un nom, un adjectif ou une proposition subordonnée à un autre nom pour le modifier. di relie le mot ou la proposition qui modifie au nom principal. da fonctionne de manière inverse, il connecte le nom principal au mot modificateur ou à la subordonnée.

9.2.2. Modification par des groupes nominal

Une autre façon d'utiliser ces particules est de connecter un groupe nominal servant de complément au nom principal. Cela permet de préciser le nom, et la particule choisie montre clairement à quelle extrémité se trouve le nom principal.

Les particules modificatrices permettent ainsi de créer des groupes nominaux compléments complexes de deux mots ou davantage.

roze rang di labi – des lèvres de couleur rose sama rang di yen – des yeux de la couleur du ciel

Ou dans l'ordre inverse :

labi da roze rang – des lèvres de couleur rose
yen da sama rang – des yeux de la couleur du ciel

Ces particules permettent également de créer des mots-mesures.

un sake di patate – un sac de pommes de terre du sake di patate – deux sacs de pommes de terre mas sake di patate – plus / davantage de sacs de pommes de terre

Remarque : du and da connectent des propositions. Donc un groupe de mots peut prendre un sens tout à fait différent avec ou sans du.

mas sundar hua – des fleurs plus belles
mas da sundar hua – davantage de belles fleurs (de belles fleurs en plus grande quantité)

Possession

La particule possessif su fonctionne comme l'apostophe-s ('s) de l'anglais ou le (-s) de l'allemand. Elle indique que le mot qui la précède est en possession du mot qui la suit.

Maria su mama – La mère de Maria (Maria's mother) Maria su mama su dom – La maison de la mère de Maria (Maria's mother's house)

mi su dom – ma maison
tu su dom – ta maison

9.3. Particules modales

Les particules modales indiquent ce à quoi le locuteur pense de ce qu'il/elle dit par rapport à l'auditeur. Les particules modales sont couramment utilisées dans de nombreuses langues. Des langues de l'Asie de l'Est, y compris le chinois et le japonais, utilisent en particulier des particules modales en fin de phrase.

En pandunia, une particule modale modifie le mot qui la suit, ou bien toute la phrase si cette particule est le dernier mot de la phrase.

La particule plus (aussi, également) en est un bon exemple car elle fonctionne plutôt comme en français.

ye yam bir plus. – Elle boit de la bière, en plus.
ye yam plus bir. – Elle boit de la bière aussi.
ye plus yam bir. – Elle boit aussi de la bière.
plus ye yam bir.Elle aussi boit de la bière.

Les particules modales peuvent modifier toutes sortes de mots, y compris des pronoms et des numéraux, ce que les adjectifs ne peuvent pas modifier.

Particules de temps et d'aspect

En pandunia, on peut exprimer le temps grammatical à l'aide de particules et expressions temporelles, si besoin. Les particules de temps générales sont pas (passé), zai (présent) et sha (future, avenir). Elles fonctionnent comme des adjectifs et des verbs, donc elles se placent généralement avant le verbe.

mi pas ha mau. – J'avais des chats.
a mi no zai ha mau. – Mais maintenant je n'ai plus de chats.
bil, mi sha ha mau. – Peut-être que j'aurai des chats.

On peut aussi utiliser une expression temporelle telle que sa pase (dans le passé), etc.

mi ha mau na pas zaman. – J'avais des chats dans le passé.
a mi no ha mau na zai zaman. – Mais je n'ai plus de chats à présent.
bil, mi ha mau na sha zaman. – Peut-être aurai-je des chats à l'avenir.

Remarque : les verbes ne sont pas conjugués. Donc le verbe ha n'a pas été modifié, sa forme est restée la même à tous les temps dans les exemples ci-dessus.

Naturellement les indications temporelles ne servent que quand elles sont nécessaires. En principe il suffit de ne mentionner le temps qu'une seule fois au début du texte et non pas à chaque phrase, si le temps ne change pas.